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Il n'y a pas que le 4X4 dans la vie et il parait qu'un confrère nommé Larochefoucauld (si j'ai bien compris, son garage s'appellerai "MAXIME 4X4"), répéterai : "Qui vit sans folie, n'est pas si sage qu'on le croit ".

 

28 aout 1944: Transport à haut risque de vivres par le père (Ernst Dittholm) de Carl Edouin entre le mess des sous-officiers de Rouen (angle de la rue Jeanne d’Arc et la rue Rollon) et l’hopital militaire de Ingelheim en Allemagne.


 

Le 29.9.44 à 10h30 nous avons quitté le Mess de Rouen après que deux officiers  du Pz. A.O.K 5 Canteleu (unité de char d’assaut ) nous aient informés que le moment de lever le camp était impérativement venu, que c’était urgent. Comme nous nous attendions à cette éventualité, beaucoup de marchandises avaient été données aux unités et à l’hôpital militaire les jours précédents et, du fait que nous n’avions plus fait d’achats importants depuis quelques jours, il ne se trouvaient plus de marchandises de grande valeur, seulement des objets d’utilité et du matériel de bureau étaient encore dans les locaux et au magasin.

 

Un lieutenant qui entrait au magasin au moment de notre départ, nous proposait de faire la garde un moment, car une foule de soldats était venue sur place pour obtenir des choses encore utiles du magasin. Les portes menant au magasin et au hangar restaient ouvertes. Tout de suite après notre départ la ville fut attaquée par l’aviation des troupes ennemies, il fallait s’y attendre à une attaque d’artillerie. Sur le bord de la Seine l’autre côté nous avions observé très tôt le matin une centaine, peut être même des milliers de camions, qui voulaient passer la rivière.

 

Les occupants de notre camion Renault se composait du Sergent Dittholm, gérant du Mess, qui était notre chauffeur, le gérant du dépôt Caporal Chef de vaisseau Hans Jansen-Groth, le vendeur Caporal Chef de vaisseau Josef Thyen, et le caissier Caporal Otto Söfker.

Entouré d’un brouillard épais nous roulions fortement chargés vers Mesnil-Esnard et nous nous présentions vers 11 heures au Capitaine Monsieur Wiesner, c’est la où on enregistrait notre chargement. Il contenait surtout des boissons et des denrées alimentaires, destinées aux membres des familles de la Wehrmacht.

 

On donnait l’ordre aux Caporal Chef de vaisseau, Jansen-Groth et et Thyen, qu’ils devaient retourner vers leur unité qui était stationnée à Rouen et que les camarades Sergent Dittholm et CaporalSöfker, devaient se rendre au « F.K. » (Fahrkommando, commandement des transports) C’était douloureux pour nous de devoir laisser ces deux camarades en ce moment , d'autant plus qu’ils avaient été pendant longtemps pas seulement des collègues de travail, mais aussi devenus des amis.

 

Quand une fois une partie de notre marchandise fut chargée sur d’autres camions nous disposions de plusieurs heures de liberté pour nous détendre un peu dans le parc du F.K. Là nous pouvions pendant des heures observer une attaque ininterrompue de bombardiers et de chasseurs ennemis sur le centre ville de Rouen et surtout sur l’autre rive de la Seine. Nos deux camarades que nous avions laissés ont certainement eu dans de telles circonstances  beaucoup de mal à retrouver leur unité à Rouen.

Nous partîmes le soir, après avoir soigneusement camouflé notre camion sous des branches vertes. Ressemblant à de gros buissons les gros camions avançaient ainsi sur la route. Notre premier voyage nocturne fut suffisamment dramatique pour être évoqué en détail.

En respectant de grands écarts, nous roulions à un rythme lent. Nous avions pris avec nous à bord le Sous Officier Hauke, le 1er Caporal Nitschke, les Caporaux Chef Hülster et Pfeiffer.

Pendant la nuit nous vîmes soudain des lucioles tombant de chasseurs bombardiers ennemis. Huit de ces fusées éclairantes changèrent la nuit en jour. Nous nous trouvions justement sur une route non protégée. Le Sergent Dittholm se dirigea en hâte vers un bosquet , qui se trouvait sur la gauche de notre route pour se protéger. Le chasseur nous avait sans doute observé, mais comme les lucioles étaient en train de s’éteindre, il ne nous a pas attaqué tout de suite et fit une boucle et revint jeter une luciole exactement à l’endroit où nous nous étions trouvés juste avant. Mais le Sergent Dittholm avait profité de l’instant et avait avancé le camion de environs 100 mètres en le mettant l’autre côté de la forêt. Nous étions tous couchés par terre en regardant avec satisfaction que le bombardier attaquait exactement l’endroit où notre camion s’était trouvé avant. Nous lui avions posé un lapin ! Il fallait qu’il parte bredouille car pour lui nous n’étions plus là.

 

Nous arrivions vers minuit à Argeuil Nos camions étaient parqués sous de grands arbres dans une ferme. Sans hésiter nous prenions quartier sous les arbres, le Sergent Dittholm, le CapitaineSöfker et nous, nous couchions, enveloppés dans nos couvertures, à côté de notre camion. Le lendemain nous fûmes accueillis et pris en charge par le petit « Soldatenheim » (refuge de soldats) d’Argeuil, de façon exemplaire. Le refuge était proche de sa fermeture, mais se mettait au service de la protection des soldats sous la direction du Sergent Reiher avec l’aide de quelques « Stabshelferinnen » (aides de camp féminines) dévouées.

 

Le 27.8.44 le plus gros des camions se rendait direction Aumale. Notre camion, ainsi que le véhicule  du Caporal Müller restait en arrière- commando sur place avec Monsieur le Capitaine Lutz, comme conducteur, et nous commencions notre marche qu’à l’aube du 28.8.44  et sans entrave nous arrivions à notre destination, un château qui se trouvait dans une forêt. On nous indiquait à côté de la station de transmission une place qui se trouvait sous de hauts arbres.

Max, notre cuisinier assidu, s’activait déjà dans sa cuisine de campagne, et bientôt il nous servait du café chaud et à midi une bonne soupe. Dans la forêt nous avons aussi rencontré la « Feldpost » (bureau de poste ambulant pendant la guerre) et le postier de Rouen qui fut pour nous un personnage sympathique, avec son grand camion de la poste.

 

Le 29.8.44 après avoir effectué des réparations nécessaires à notre camion et réparé des pneus crevés, on nous a donné un travail important.

20 prisonniers canadiens arrivaient chez nous. C’étaient surtout des hommes jeunes entre 20 et 30 ans, parmi eux un Capitaine. Nous devions les emmener avec le camion à Amiens. Quand notre camion fut vidé de tout, nous partîmes vers midi pour accomplir cette tâche. Au dessus du camion se trouvaient deux des prisonniers avec un grand drap blanc, pendant que les autres avaient pris place dans le camion avec les surveillants. A côté du chauffeur, le Sergent Dittholm, se trouvait le Sergent Ludwig de la police militaire, pendant que le Caporal Söfker était assis en observateur sur le garde boue.

Le voyage de 50 km vers Amiens se déroula normalement. Par deux fois s’approchèrent des chasseurs mais comme nous nous trouvions chaque fois dans une agglomération, le danger était moindre. Après deux heures de route nous pûmes enfin déposer nos prisonniers dans la citadelle d’Amiens où se trouvaient déjà une centaine d’autres prisonniers. Nous retournâmes en ville le temps d'une courte halte, prîmes de l’essence et entamèrent le retour.

Toute suite après avoir quitté la ville nous dûmes nous cacher. De grandes formations de bombardiers nous survolèrent, protégée par des chasseurs. Après avoir parcouru 10 km une vision affreuse nous attendait sur la route principale, qui n’était pas protégée.

Un convoi de la croix rouge, reconnaissable avec ses voitures blanches et ses croix rouges bien visibles, avait été attaqué depuis quelques minutes par des chasseurs. Plusieurs voitures brulaient, dont trois qui transportaient chacune six blessés graves. Nous fûmes témoins que ces blessés étaient brûlés et brulaient encore, nous vîmes leurs membres calcinés. Nous les avions à peine dépassés de 300 mètres que d'autres avions s’approchèrent. Nous dirigeâmes en vitesse notre camion sous un hangar qui se trouvait près de la route, pour nous protéger. C’étaient à nouveau des formations de bombardiers qui nous survolaient. Quand ils se furent éloignés, le Sergent Dittholm prît quelques photos des voitures de la Croix rouge incendiées. Le Caporal Söfker resta près du camion. Juste au moment où le Sergent Dittholm arrivait près des voitures en feu, une autre attaque se préparait, une formation de 12 ou 15 chasseurs approchait pour attaquer encore une fois cet endroit. Entre temps d’autres véhicules étaient arrivés et des soldats dispersés, à pied ou à bicyclette, se trouvaient tout proche. Egalement des civils s’étaient rendus sur place, sans doute poussés par la curiosité car un camion de ravitaillement avait été touché et des paquets de cigarettes et même parfois aussi des boites de conserve intactes se trouvaient dispersés. Peut être ces objets attiraient-ils les civils et c’est ainsi que l’ennemi eut à nouveau des cibles et pendant 40 minutes l’endroit fut bombardé sans arrêt. Je me suis refugié sous un buisson et dans un fossé, mais qui ne me protégeait que peu.

Maintenant il restait à savoir si le Sergent Dittholm avait survécu à cette terrible attaque, car la dernière fois que je l’avais vu il était à 50m du camion de la Croix rouge. S'il lui était arrivé malheur, qui conduirait alors notre camion ? Je fus agréablement surpris, après un moment, de le voir revenir vers nous avec sa caméra, mais couvert de boue de la tête aux pieds. Les salves de mitraillettes avaient explosé juste devant et derrière lui.

Nous quittâmes en vitesse cet endroit et nous arrivâmes le soir à Aumale. Nous campions à nouveau à côté du poste de transmission, mais nous restâmes longtemps éveillés, réfléchissant à ce que la prochaine journée allait nous réserver. La lune éclairait la nuit et nous entendions les pas des surveillants, et de loin grondait la bataille.

 

Le 31.8.44 nous quittions Aumale pour nous rendre en avant-commando direction Amiens avec comme guide le Lieutenant Colonel Hertramp. En plus de notre camion et du Lieutenant ColonelHertramp se déplaçait avec nous un camion de la police militaire et une estafette motocycliste.

Le Lieutenant Colonel Hertramp conduisait très vite le camion, toujours sur des routes secondaires vers notre destination. Mais de multiples attaques de Chasseur bombardiers ennemis retardaient notre voyage. Il fallut réparer deux crevaisons sur notre Renault. Nos compagnons de route, le Caporal Chef Hülster et le Caporal Chef. Zimmermann, des transmissions et le Caporal Chef Pfeiffer mettaient bien la main à la pâte quand il s’agissait de changer un pneu. Après nos 22 crevaisons durant notre voyage jusqu’à la frontière, nous avions acquis une certaine dextérité. Nous arrivâmes au village de Ferrières qui avait été choisi par le Lieutenant Colonel Hertramp comme logis. Mais l’endroit était déjà très occupé et nous avons dû chercher un autre logement. Le Lieutenant Colonel Hertramp avait bientôt trouvé à Saveuse un logement adéquat. Il fallait maintenant signaler notre position par radio à l’unité suivante. Déjà dans la matinée les premiers camions arrivaient. Ici, à Saveuse, notre unité a passé des moments critiques, pendant que le même avant-commando, sous l’ordre de Lieutenant Colonel Hertramp, et notre camion , qui était de la partie , ne se dirigent vers Namur.

Etant donné la différence de vitesse des véhicules, notre Renault restait en arrière, en plus nous avions au moins une à deux crevaisons par jour qui fallait réparer.

Tout de suite après le passage de la Somme des chasseurs nous attaquèrent. Quatre avions tournaient au dessus notre véhicule qui heureusement était bien camouflé. Il ne fut pas découvert mais nous remarquâmes bientôt plusieurs voitures incendiées sur une route à environs 1km.

 

À Douai nous avons rencontré Lieutenant Colonel Wagner de la police militaire, qui avait maintenant l’autorité sur notre voiture. Nous avons chargé plusieurs bidons d’essence et nous avons dépanné de 80 litres l’inspecteur Kirsteiner de la Fahrbereitschaft (service des déplacements, comme notre "train") car leurs réservoirs étaient presque vides. À Valenciennes le Lieutenant Colonel Wagner nous quittait car nous ne pouvions rouler qu’à 40 km/h  car notre moteur nous inquiétait. Nous nettoyions les gicleurs et les bougies, mais nous pouvions uniquement rouler lentement. Dans la nuit du 31.8. au 1. 9 1944 nous arrivâmes à Mons. C’est là que nous nous sommes rendus à un garage pour faire réparer et où on nous a  aimablement servi.

 

Le 1.9.44 nous étions en route vers Namur et nous étions à 10km avant la ville quand le Lieutenant Colonel Hertramp vint à notre rencontre en nous ordonnant de retourner immédiatement à Mons car c’était là notre destination de stationnement. Plus de renseignements nous seraient indiqués à la kommandantur de Mons. Il nous fallait faire 70km maintenant pour y retourner. À la Kommandantur à Mons se trouvait effectivement un ordre qui nous indiquait que nous devions nous rendre à la Mairie du village de Gottignies .Cet endroit se trouvait à environ 12 km de Mons. Vers 10 heures le soir nous nous arrêtions devant la Mairie de ce village. Monsieur le Maire, un vieux Monsieur digne, nous informa que sa maison était préparée à recevoir le Général Leuze et qu’on lui avait annoncé l’arrivée du Général pour le soir et que la chambre était déjà prête. Nous attendîmes, mais personne de notre unité n’arriva. En face de la Mairie se trouvait une grange avec beaucoup de paille qui nous sembla être un endroit agréable pour dormir. Dans la nuit le bruit de l’artillerie augmentait de plus en plus et Caporal Chef Hülster, en vieil artilleur, reconnût au bruit des engins blindés.

Au matin nous prenions notre petit déjeuner. Une paysanne en langue flamande nous proposa de nous faire une carafe de café. Ensuite nous retournâmes à Mons via St. Denis pour savoir si à la Kommandantur un nouvel ordre nous attendait. À notre grand étonnement nous découvrîmes que les soldats allemands avaient déjà quitté la ville et que également la Kommandantur était partie au courant de la nuit. Nous avons appris plus tard qu’on attendait d'un moment à l'autre l’arrivée des tanks ennemis. Nous nous rendîmes à Namur ,  la destination initiale, en espérant retrouver là bas notre unité.

Nous avons pris la bonne décision. Dans la Caserne Léopold une partie de nos véhicules étaient déjà arrivés.

 

Le 3.9.44 nous nous dirigeâmes vers Pontillas où nous restâmes jusqu’au lendemain. Ensuite, dans la matinée, nous prîmes la direction de Lüttich-Maastricht et notre destination du jour était la ville de Sittard. Pendant une courte halte à midi nous pûmes constater que la population rurale hollandaise n’était pas hostile envers nous. Dans une petite ferme on nous reçut avec du café et au moment du départ on nous offrît des pommes et des prunes. Quelques kilomètres après Sittard se trouvait le village de Münster- Geleen où notre unité prît quartier.

 

Le 5.9.44 nous nous dirigeâmes vers le poste de ravitaillement de Roermond qui se trouve près de la frontière allemande. Vers le soir nous retournâmes à nouveau au poste de ravitaillement de Roermond et le jour suivant nous franchîmes la frontière en longeant ensuite après Koblenz la belle vallée Rhénane jusqu’à Bingen, toujours avec le regret de devoir passer si vite ce bel  endroit de terre allemande et de ne pas avoir le temps d'y séjourner un peu. Dans l’obscurité du crépuscule nous nous sommes perdus en chemin dans Bingen et nous nous retrouvâmes à Ingelheim. Là nous nous sommes présentés à la Mairie et nous avons demandé un logement pour la nuit. On nous dirigea vers le commissariat de police. L’officier de Police se mît tout de suite au téléphone et appelai deux officiers de la Wehrmacht, qui arrivèrent effectivement et nous soupçonnèrent, malgré nos papiers en règle, d’être des conducteurs en fraude. Ils voulaient faire de nous « un cas intéressant » ! Oui, on nous menaçait de confisquer le camion et tout son chargement et de nous emmener tous à la  Frontleitstelle (centre d’affectation des isolés)) » à Mainz. Il y eut encore pas mal de coups de fil mais on nous laissa finalement partir le lendemain, mais avant deux officiers du "Einsatzstab" (équipe d’intervention)  Schulz-Wiesbaden prirent une partie des conserves de viande et des cigarettes qui étaient destinés à l’hôpital militaire de Ingelheim.

 

Le 9.9.44 à 14 heures nous arrivâmes les premiers avec notre camion à Molsheim, notre destination prévue.

Une nouvelle mission nous attendait déjà. Nous reçûmes l’ordre d’aller chercher de l’essence à Bad Dürkheim. Le Capitaine Bruder comme responsable, le Sergent  Dittholm comme conducteur, le Caporal Chef Hülster et le Caporal Söfker comme accompagnants.

Nous voilà à nouveau sur la route !

 

 
 


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